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BismiAllah

Comment aider les Palestiniens?

Voici quelques liens...http://http://www.france-palestine.org/rubrique102.html

http://http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2008/01/20/7633722.html

http://http://www.legrandsoir.info/Boycott-Israel.html

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J'kaz !
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Mardi 22 Juin 2010Poster un commentaire

 

 

Devant les crises qui pèsent de tout leur poids et face à l'accumulation des difficultés et leur prolongation, seule la persévérance peut faire briller pour le musulman la lumière protectrice contre l'affolement et la guidance qui préserve du désespoir. C'est dire que la patience est une vertu indispensable pour le musulman dans sa vie et sa Foi.

Il doit fonder sur cette vertu et son oeuvre et ses espoirs, sans cela il ne serait pas sérieux. Il doit habituer son âme à supporter l'adversité sans lassitude,  attendre les résultats même s'ils ne sont pas immédiats et faire face aux difficultés, quelles que soient leur gravité et leur poids, avec un cœur qui ne connaît pas de doute et un esprit qui ne fléchit pas devant les pesanteurs.Il doit rester confiant et ferme. Il ne doit pas paniquer devant une tempête qui apparaît à l'horizon, même si elle est suivie d'une deuxième puis d'une troisième. Il doit rester serein et avoir la certitude que les signes du dégagement de l'horizon finiront par arriver et que la sagesse exige d'attendre ces signes avec sérénité et certitude.

Allah   a indiqué que les épreuves qui s'abattent sur les hommes sont inéluctables, pour qu'ils soient préparés à recevoir les difficultés attendues et afin qu'ils ne soient pas pris au dépourvu par les surprises et n'y fléchissent pas :

 

{Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d'entre vous qui luttent [pour la cause d'Allah] et qui endurent, et afin d'éprouver [faire apparaître] vos nouvelles.}  [ Sourate 47 - verset 31 ]

 

 Comme le dit le poète:

"Nous avons connu les nuits avant qu'elles ne nous éprouvent.

Quand elles nous ont attaqués, elles nous ont apporté un surplus de connaissances"

Nul doute que faire face aux événements avec clairvoyance et parfaite préparation est plus utile pour l'homme et profitable pour maîtriser ses affaires. Allah  a dit :

 { Si vous êtes constants, si vous craignez Allah ; voilà vraiment les dispositions nécessaires
pour entreprendre les choses }
[ Sourate 3 AI 'Imran - La Famille D' Imran -  verset  186 ]

 

La Patience, ou constance (as-Subr), s'appuie sur deux réalités graves et fondamentales : la première se rapporte à la nature de la vie terrestre. En effet, Allah  n'a pas fait de cette vie une demeure de récompense et d'installation définitive, mais plutôt une demeure d'épreuves et d'examens. Le temps que l'individu passe dans cette vie est rempli d'une série d'épreuves différentes que l'homme doit traverser. Elles sont si différentes qu'il peut être éprouvé par une chose et par son contraire, comme le fer qu'on épure par le feu avant de le jeter dans l'eau.

Le Prophète Soulaymân - Salomon -  qui connaissait bien la nature de la vie pour en avoir reçu un immense pouvoir a dit :

{C'est un effet de la Grâce de mon Seigneur qui veut m'éprouver : Serai-je reconnaissant ou ingrat ? Celui qui est reconnaissant, l'est à son avantage ; quant à celui qui est ingrat, qu'il sache que mon Seigneur se suffit à Lui-même et qu'Il est Généreux} [Sourate 27 An-Naml - Les Fourmis - verset 40] 

 

Les épreuves par les malheurs ont des causes inconnues. II convient d'envisager la situation des gens dans la vie comme une armée mobilisée pour le combat. II arrive dans ce cas qu'on assigne à une division la mission de combattre jusqu'à la mort pour sauver d'autres divisions.

Le sauvetage de celles-ci s'effectue pour les lancer dans de nouvelles batailles planifiées par le Commandement général en fonction des exigences de l'intérêt supérieur. Dans cette grande mêlée, on ne s'en tient pas à la valeur d'un individu particulier, car l'affaire est trop grande pour dépendre du sort d'un seul individu. De même, il arrive que le destin voue certaines personnes à des épreuves qui peuvent même conduire à leur fin.

C'est pourquoi l'individu n'a d'autre choix que de faire face aux épreuves qui arrivent avec patience et constance. Et comme la vie est une épreuve, nous devons consacrer nos efforts pour y réussir.

Mais les épreuves de la vie ne sont pas des mots qu'on écrit ou des paroles qu'on distribue. Ce sont des douleurs qui risquent d'envahir l'âme et de l'entraîner dans l'horreur et la frayeur. Ce sont des iniquités qui amènent certains peuples à se prendre pour des dieux et d'autres à mourir dans le martyr pour défendre leurs droits pillés. L'Histoire de la vie depuis le début du genre humain jusqu'à nos jours est malheureux ! Aussi, la vérité implique que l'individu parcourt son chemin dans la vie avec la certitude qu'il est semé d'embûches et d'épines.

Quant à l'autre réalité, elle se rapporte à la nature de la Foi. En effet, la Foi est un lien entre l'homme et Allah . Si les liens d'amitié entre les hommes ne valent que lorsqu'ils sont confirmés par la durée, les changements et les épreuves des événements successifs, la Foi doit voir elle aussi son lien se soumettre à l'épreuve pour révéler soit son authenticité soit sa fausseté.

Allah  a dit :

 

 

{ Les hommes pensent-ils qu'on les laissera dire : "Nous Croyons !" Sans les éprouver ? Oui, Nous avons éprouvé ceux qui vécurent avant ceux-ci. Allah connaît parfaitement ceux qui disent la vérité et Il connaît les menteurs } [ Sourate 29 - versets 2 / 3 ]  

 

 

Nul doute que la science d'Allah   embrasse le fond et l'extérieur des choses et que cette épreuve n'apporte en soi rien de nouveau pour cette saisie divine qui embrasse les débuts et les fins. Toutefois, l'homme n'est pas tenu de rendre compte de ce que renferme la science d'Allah  mais de sa propre oeuvre. Aussi, si certains pécheurs nieront leurs fautes, comment peut-on les confondre si ce n'est en amenant leurs propres membres à témoigner contre eux ?

Allah  a dit à leur sujet :

{ Il n'y aura pas de bonheur pour les injustes : Nous les réunirons tous, un jour, puis Nous dirons aux polythéistes : Où sont donc ceux que vous considériez comme les associés d'Allah ? Dans leur égarement, ils ne pourront alors que dire : Par Allah, notre Seigneur ! Nous n'étions pas polythéistes ! Vois comment ils mentent à leur propre détriment : leurs inventions ont disparu loin d'eux } [Sourate  7 - versets  22 - 24 ] 

 

Comment peut-on se contenter de les juger en fonction de la science qu'Allah en a d'eux ? La justice divine ne les juge que selon leurs actes en leur prouvant à eux et aux autres leur corruption et les méfaits de leurs agissements.

La patience se fonde sur ces deux réalités. C'est au nom de celles-ci que la religion réclame la persévérance. Mais l'homme, qui néglige par habitude les réalités, feint la surprise quand il fait face aux difficultés, s'épouvante des douleurs quand elles l'atteignent et tire de sa nature peureuse suffisamment d'hostilité pour détester la patience et lui trouver un goût amer.

Ainsi, lorsqu'il est gêné par quelque chose, ou lorsqu'il subit une catastrophe, la terre toute entière se rétrécit pour lui et les jours, quelle que soit leur longueur, lui deviennent insupportables. Aussi, il tente de se sortir de sa situation dans un temps record, en un clin d'oeil. Mais c'est une tentative rarement concluante, car elle est contre la nature de la Foi et de la vie.

C'est pourquoi il convient mieux que le musulman s'exerce à savoir attendre.

Allah  a dit :

 

 { L'homme a été créé d'impatience ; mais je vais vous montrer Mes signes ne Me demandez donc pas de Me hâter } [ Sourate  21 Al- Anbiya - Les Prophètes - verset  37 ]

 

Il est dit également dans le hadîth :

"Celui qui persévère Allah lui donne la patience. Et aucun homme n'a reçu de meilleur et de plus large don que la patience"  [ Rapporté par Al-Bukhârî ]

 La patience (as-sabr) fait partie des signes de grandeur et de perfection, et des preuves attestant la domination de l'âme sur ce qui l'entoure. C'est pourquoi, d'ailleurs, as-Sabûr - Le Persévérant - est l'un des plus Beaux Noms d'Allah. Car Il prend du temps, ne se hâte pas et retarde la punition lorsque les gens se hâtent à commettre un péché. II déploie Ses décrets pour agir sur des siècles non dans le cadre étroit d'une vie, pour agir dans la vaste durée du temps non dans les limites des désirs passionnés et des émotions suscitées :

 

 

 { Ils te demandent de hâter le châtiment ; mais Allah ne manque jamais à Sa promesse. Un seul jour, pour Allah, est en vérité comme mille ans d'après votre manière de compter } 
[ Sourate 22 Al-Hadj - Le Pèlerinage - verset  47 ]

 

 

 La patience est un constituant de l'homme mûr et de l'héroïsme sûr, car les poids de la vie ne peuvent être supportés par les faibles. Du reste, quand un individu désire faire transporter ses biens lourds, il ne loue pas le service d'enfants, de malades ou des faiblards mais choisit des hommes de forte constitution, aux bras solides. Il en va de même de la vie, ses grandes tâches ne sont assumées et améliorées que par des géants et des héros trempés dans la patience. Voilà pourquoi la part des chefs en matière de patience et d'épreuves n'a d'égal que leurs aptitudes et les œuvres qu'ils accomplissent.

On a interrogé l'Envoyé d'Allah  :

"Quels sont les hommes les plus éprouvés ? Et il a répondu : "Les Prophètes puis les hommes exemplaires et ainsi de suite... Les hommes sont éprouvés en fonction de l'ampleur de leur Foi. Ainsi, celui qui a une Foi ferme aura des épreuves plus dures, et celui qui a une foi faible aura des épreuves plus légères. Et l'homme subit un grand nombre d'épreuves, Jusqu'à ce qu'il parcoure la terre sans avoir de fautes" [ Rapporté par Ibn Hibbân ]

Ainsi, la diversité des parts des hommes dans les épreuves, les gènes et les grands soucis dépendent de leur capacité à les supporter et de leur fermeté dans l'adversité.

C'est la marque de grandeur qui a inspiré à un grand chef américain de dire : "Ne demande pas à Dieu d'alléger ta charge mais demande à Dieu de renforcer ton dos". L'allégement de la charge, l'oisiveté et l'insouciance sont des qualités qui peuvent être aisément à la portée des enfants, mais les préoccupations de l'existence, les soucis du devoir, les armatures du combat et la poursuite de l'action relèvent des caractères de ceux qui luttent et construisent dans la vie.

C'est dire que l'homme qui reste chez lui ne s'expose pas à la poussière du chemin et le soldat en fuite ne risque pas de se frotter aux armes. Quant à ceux qui se lancent dans la bataille de la vie, ils seront touchés par ses éclats, atteints par ses coups et seront éprouvés par la fatigue et l'épuisement. Voilà pourquoi l'Islam honore ceux qui font face aux épreuves de la vie et compatit avec ceux qui en sont éprouvés d'une compassion qui apaise leurs esprits et atténue leurs douleurs.

"Le croyant est comme un bouquet de plantes exposé au vent qui tantôt le défit et tantôt le coiffe jusqu'à ce qu'arrive sort terme.  Et le mécréant est comme un cèdre blotti sur lui-même que rien n'atteint jusqu'à ce qu'il soit déraciné d'un seul coup" [ Rapporté par Muslim ]

 Ainsi, le croyant s'attaquant à la vie est une cible de ses grandes difficultés, et l'incapable fuyant la vie que peut-il risquer ?  Voilà le secret de ces Paroles de l'Envoyé d'Allah   :

"Quand Allah veut du bien pour un homme Il l'éprouve durement" [ Rapporté par AI-Bukhâri ]

Il  a dit aussi :

"Lorsqu'Allah aime un peuple, Il l'éprouve. Celui qui y consent recevra l'agrément et celui qui se révolte recevra le courroux" [ Rapporté par At-Tirmidhî ]

Donc celui qui s'expose aux douleurs de la vie, tantôt il les repousse et tantôt elles le repoussent, il a, auprès d'Allah , des degrés plus élevés que le défaitiste, blotti au loin qui ne craint rien et que rien ne craint.

 

Quant à ce qu'Allah  garde comme rétribution pour ces éprouvés et patients, cela dépasse ce qu'Il garde pour les autres formes d'adoration :

"Au Jour de la Résurrection, quand on procédera à la rétribution des hommes éprouvés, les gens qui furent épargnés (dans la vie) auraient souhaité qu'on ait coupé leurs peaux avec des ciseaux'' [Rapporté par At-Tirmidhî]

Mais, le plus étrange, c'est que certaines personnes conçoivent que l'Islam glorifie les douleurs pour elles-mêmes et honore les souffrances et les maladies parce qu'elles méritent d'être honorées et affectionnées.

Or, cela est une grave une faute. En effet, Anas Ibn Mâlik rapporte ceci :

"Ayant vu un homme très âgé qui marchait difficilement on s'appuyant sur  ses deux fils, l'Envové d'Allah   a demandé. - Qu'a-t-il celui-là ? On lui a dit : Il a fait le vœu de marcher ! L’Envoyé d'Allah    a dit alors :  Allah n'a pas besoin de la punition que cet homme s'est infligée. Et il lui ordonné d'enfourcher une monture [ Rapporté par AI-Bukhâri ]

De même, Ibn `Abbâs   rapporte ceci :

"La soeur de 'Uqbu ayant fait voeu d’effectuer le Pèlerinage à pied, son frère alla voir l'Envoyé d'Allah    et l’informa que sa soeur ne pouvait pas supporter cela. L'Envoyé d'Allah  lui dit : Allah n'a nul besoin de la marche à pied de ta soeur ! Qu'elle enfourche une monture et qu'elle expie son voeu en donnant une bête" [ Rapporté par Abû Dâwud ]

Allah  a dit :

 

{ Pourquoi Allah vous infligerait-il un châtiment, si vous êtes reconnaissants et si vous croyez ? } [Sourate 4 An-Nissa - Les Femmes - verset -147]

 

 En fait, l'Islam loue chez les gens exposés aux épreuves et aux difficultés leur fermeté et leur certitude inébranlable. En leur rappelant leur souffrances et leurs difficultés, il les mentionne pour ce qu'elles renferment comme épreuves qu'on doit traverser avec force et confiance, non avec nonchalance et emportement contre le destin.

On rapporte que l'Envoyé d'Allah   en entrant chez une femme malade la trouva en train de maudire le mal et d'injurier la fièvre. Réprouvant son attitude, il lui dit avec compassion :

"Elle  ( c'est-à-dire la fïèvre) élimine les fautes du fils d'Adam comme le soufflet  élimine la rouille" [ Rapporté par Muslim ]

Cela signifie-t-il que l'on doit entretenir les microbes des maladies et les offrir à ceux qu'on aime ? Voilà ce que certaines personnes veulent qu'on comprenne ! La folie n'a pas de limite !

Il arrive que l'homme, au début de la bataille, tombe et se roule dans la poussière, comme il arrive que la gravité de la situation le pousse à adhérer à des doctrines injustes, mais il ne fait, à travers les difficultés rencontrées dans la vie, que se rapprocher davantage d'Allah  tellement il est ferme dans sa Foi et fier de l'être. De même, c'est une erreur de la part du musulman que de considérer les gènes qui se succèdent contre lui comme un signe d'oubli d'Allah  envers lui et d'éloignement de Sa miséricorde.

Malheureusement cette conception a dominé dans les rangs des musulmans depuis la période de déclin et de dissolution. Pourtant, nous avons déjà indiqué que les difficultés de la vie s'adaptent avec les desseins et les ardeurs des hommes.

L'Envoyé d'Allah   a dit :

"Le noble fils du noble fils du noble fils du noble est Yûssuf (Joseph) Ibn Yakûb (Jacob) Ihn Ishâq (Ishak) ihn Ibrâhîm (Ahr-aham)" [ Rapporté par AI-Bukhâri ]

Il est un Prophète  né dans une famille de prophètes, descendant d'une haute lignée. II est noble par l'élection divine qui l'a choisi comme prophète. Pourtant, regarde comment ce noble Prophète  a passé les différentes étapes du début de sa vie ; chaque fois, qu'il se sortait d'une difficulté, il ne tardait à en rencontrer une deuxième.

 En effet, il a perdu sa mère dans sa prime enfance, puis ses frères qui se sont ligués contre lui, l'ont arraché à son père et jeté dans un puits au fond duquel l'attendait un avenir incertain. Ensuite, des passants l'ont recueilli pour en faire un esclave qu'ils vendirent bientôt pour quelques sous dans le marché aux esclaves.

 C'est le roi d'Egypte qui l'a acheté. Mais, dès son installation dans le palais, il fut la cible d'une série de machinations perfides. On l'accusa, lui qui était chaste, de vouloir faire du mal. Puis, au moment où son innocence éclate, il est jeté en prison avec des damnés non pour quelques jours ou quelques mois mais pour des années.

Si une autre personne avait regardé son passé et l'avait trouvé aussi chargé de souffrances, elle étoufferait sur terre et se détournerait du ciel. Mais Yûssuf al-Siddîq  (Joseph le Juste) resta avec une certitude éclatante derrière les murs de la prison, rappelant Allah à ceux qui L'ont ignoré et indiquant Ses faveurs à ceux qui L'ont nié :

{ Ô vous, mes deux compagnons de prison ! Est-ce que plusieurs maîtres séparés seraient meilleurs pour vous qu'Allah, l'Unique et le Dominateur suprême. Ceux que vous adorez en dehors de Lui ne sont que des noms que vous et vos pères leur attribuez. Allah ne leur a concédé aucun pouvoir. Le jugement n'appartient qu'à Allah. Il a ordonné que vous n'adoriez que Lui : telle est la Religion immuable ; mais la plupart des hommes ne savent rien }  [ Sourate 12 - versets : 39 - 40 ]

Voilà ce que sont les gens de grand mérite ; ils ne perdent pas la pureté de leur Foi en perdant l'aisance dans leur existence, et ils ne baissent les bras devant un malheur qu'ils subissent. Ce que nous avons vu des récits sur la vie exemplaire des prophètes, des témoins-martyrs (shuhadâ) et des saints souligne que la grandeur de la position est fonction des charges supportées et des difficultés endurées.

On rapporte que l'Envoyé d'Allah   a dit :

"Le serviteur, quand Allah le voue par avance à une position qu'il ne peut atteindre par une oeuvre, sera éprouvé par Allah dans son corps ou ses biens ou ses enfants. Et il supporte cela avec persévérance jusqu'à ce qu'Il le fasse atteindre cette position à laquelle Allah l'a voué" [ Rapporté par Ahmad ]

C'est comme s'il y a dans la multiplication des épreuves une indication sur le bien auquel l'individu peut accéder et sur la dignité qu'on lui réserve. Souvent les souffrances constituent une forme de purification que le destin convoie vers les croyants pour éliminer de leurs esprits les tentations des biens terrestres, pour qu'ils n'en soient pas longuement mystifiés et ne s'y accrochent pas trop. Car parfois le nuisible peut être bénéfique. Du reste, bien des épreuves renferment en leur sein bien des cadeaux et des miséricordes !

Prendre du temps, user de patience, attendre sont des qualités en harmonie avec les lois immuables qui régissent le Cosmos et ses systèmes permanents.

Ainsi, le semis ne pousse pas à l'instant de la semence et ne mûrit pas dès qu'il pousse, car il doit rester des mois avant que se réalise la moisson souhaitée. De même, l'embryon reste des mois dans le ventre de la femme enceinte jusqu'à sa formation parfaite. Allah    nous a informé aussi qu'Il a créé le monde en six jours, pourtant rien ne l'a empêché d'asseoir ses fondements en un clin d'oeil, ou moins que cela.

De même, c'est de la succession des jours et des nuits qui les enveloppe que les gens reçoivent leurs vies ; c'est le terme, de cette succession qui dévoile leur état et fait mûrir par sa lente flamme leur nature, puis ils retourneront à leur Créateur :

 

{ Dis : mon Seigneur a commandé l'équité. Que votre prosternation soit exclusivement pour lui.
Et invoquez-Le, sincères dans vote culte. De même qu'Il vous a créés, vous retournez à Lui.} [Sourate 7- verset 29 ]

Le temps embrasse donc tout mouvement ou repos dans l'Existence. Si nous n'usons pas de patience à son sujet, nous serons brûlés par le feu de la frayeur, en plus nous n'aurons rien pu changer à la nature des choses qui cheminent inéluctablement à un rythme déterminé.

La patience est de différentes sortes :

 

une patience dans l'obéissance,

une patience pour ne pas succomber à une désobéissance,

une patience dans les calamités et les grands malheurs.

 

1 - Au sujet de la patience dans l'obéissance, elle tient son origine dans le fait que l'accomplissement dans la régularité des piliers fondamentaux de l'Islam exige de l'endurance. Ainsi, Allah    dit à propos de la prière qui est une obligation qui s'observe régulièrement :

{ Ordonne la prière à ta famille et persévère toi-même dans la prière }
[ Sourate 20 Ta-ha - verset : 132 ]

 Allah    dit également :

 

{ "Demandez l'aide de la patience et de la prière : c'est vraiment pénible sauf pour les humbles } [Sourate 2 Al Baqara - verset 45 ]

De même, la fréquentation des croyants, la préservation de leur affection et le fait de ne pas leur tenir rigueur de leurs fautes sont des qualités qui se nourrissent de la grande patience :

{ Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le coeur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier } [ Sourate 18 AI-Kahf - la Caverne - verset 28 ]

De plus, se recommander mutuellement la patience revient à se recommander la vérité. Allah  a juré que la réussite des hommes en dépend :

{ Par le temps ! Oui, l'homme est en perdition, à l'exception de ceux qui croient ; de ceux qui accomplissent des oeuvres bonnes ; de ceux qui s'encouragent mutuellement à rechercher la vérité ; de ceux qui s'encouragent mutuellement à la patience } [ Sourate 103 Al -`Asr - Le Temps ]

 

2 - Quant à la patience contre les désobéissances, elle est le facteur de résistance aux tentations semées sur la route des gens et qui les séduisent pour commettre des péchés interdits. En effet, l'Envoyé d'Allah  a dit :

"Le Paradis est entouré de désagréments, et l'Enfer est entouré de concupiscence" [ Rapporté par Muslim ]

Or, accepter les désagréments et fuir la concupiscence ne peut se réaliser que grâce à la puissance. A ce niveau, la patience est l'effet d'une certitude inébranlable et d'une orientation ferme vers ce qui procure l'agrément d'Allah... Cela constitue l'esprit de la chasteté qui protège le croyant contre les méfaits de la bassesse et les mauvais tours des péchés :

 

 

{ [...] Notre Seigneur ! Répands sur nous la patience ; rappelle-nous, soumis à Toi ! }
[ Sourate 7 - verset 126 ]

 

 

3 - Il y a aussi  la  patience dans ce qui atteint le croyant dans sa personne, ses biens, sa position ou sa famille. Ce sont tous des accidents imprévisibles dont aucune vie ne peut en être dépourvue, car même lorsque l'homme échappe à leur flot il ne peut se prémunir totalement contre leurs éclats. Toutefois, quand le musulman se protège par Allah  et se réfugie auprès de Lui, il brise l'intensité des coups des événements et affaiblit leur impact sur son corps. D'ailleurs, la certitude inébranlable parvient souvent à dominer les grandes souffrances, comme l'anesthésie dans les graves opérations chirurgicales. D'ailleurs, la miséricorde d'Allah ne quitte pas le croyant, tant que sa Foi ne chancelle pas dans les crises et que sa certitude ne flanche pas dans les moments difficiles :

{ Nous vous éprouvons par un peu de crainte, de faim ; par des pertes légères de biens, d'honneurs ou de récoltes. Annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont patients, à ceux qui disent, lorsqu'un malheur les at-teint : Nous sommes à Allah et nous retournons à Lui. Voilà ceux sur lesquels descendent des bénédictions et une miséricorde de leur Seigneur. Ils sont bien dirigés } [ Sourate 2 - versets 155-157 ]

 

Umm al 'Ala, une des femmes ayant participé au pacte d'allégeance, rapporte ceci :

 "L'Envoyé d'Allah   m'a appelé alors que j'étais malade en me disant :

Ô Um al 'Ala ! Réjouis-toi ! Par la maladie du musulman Allah le débarrasse de ses fautes comme le feu qui élimine la rouille du fer et de l'argent" [ Rapporté par Abû Dâwud ]

 Il est dit aussi dans le hadîth :

"Quand Allah prive Son serviteur d'un être cher parmi les gens de la terre et que Son serviteur montre de la patience et s'en remet à Lui, Il n'agrée pour lui d'autre rétribution que le Paradis" [ Rapporté par An-Nasai ]

 

Il ne faut pas perdre de vue que pour toute chose à laquelle nous nous attachons, en nous persuadant que nous avons un droit sur elle, le lien de cette chose avec  Allah  est plus solide et le droit d' Allah  sur elle est plus prééminent.

Qui est plus proche de l'individu que son enfant ?  L'enfant est pour l'homme la chose la plus chère ; grâce à lui il est là et sous sa protection il grandit. L'homme voit sur lui son propre prolongement et le considère comme une part de lui-même.

Lorsque la mort emporte cet enfant, le père s'écrie de douleur : Mon fils ! Mais la voix de la vérité nous Interpelle avant le cri de la tristesse et nous dit : si le père a perdu son fils, le Roi a repris Son serviteur ; Celui qui a ouvert ces yeux sur les lumières de la vie est Celui qui les a refermés ; Celui qui a favorise la croissance de ce corps par toutes sortes de faveurs est Celui qui le fait retourner à sa matière première ... la poussière.

Quand le père dit : Ô mon fils ! L'Existenciateur dit : Ô Mon serviteur ! Mais J'ai avant tout autre la priorité et le droit !

 

AI-Qâssim Ibn Muhammad rapporte ceci : "A la mort de ma femme, Muhummad lbn Ka'h al-Qarudhi vint une présenter ses condoléances et il me dit ceci :

 II y avait chez les Banû lsrâ'îl un homme versé dans la connaissance du droit religieux, savant et dévot. En perdant sa femme, qu'il aimait beaucoup il en fut tellement attristé qu'il entra dans une pièce et ferma la porte derrière lui, empêchant quiconque d'entrer chez lui.

 Une femme des Banu Isar'îl, qui eut vent de son histoire, vint frapper à sa maison et dire aux siens : J’ai besoin de le consulter  dans une affaire personnelle et je ne peux être satisfaite qui si je lui en parle de vive voix, et elle resta ainsi à la porte. On l'informa de sa présence et il lui permit de le voir.

La Femme lui dit alors : Je voudrais te consulter sur une affaire ! Il lui dit - De quoi s'agit-il.  Elle dit : J'ai prêté une parure à une voisine que j' ai portée un certain temps. Puis elle me l'a réclamée. Dois-je !u lui remettre ?

L'homme lui dit : Oui, par Allah !

La femme dit : Mais je l'ai gardée longtemps !

L'homme dit : Raison de plus pour  la rendre !

La femme lui dit : qu'Allah te fasse miséricorde ! Comment peux-tu t'attrister pour ce qu'Allah t'a prêté avant de le reprendre, alors qu'Il a plus de droit sur lui que toi ?

L'homme se rendit compte alors de sa situation et il a, par la Grâce d'Allah, tiré profit des paroles de cette femme " [ Hadith rapporté par Mâlik ]

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J'kaz !
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Vendredi 18 Juin 2010Poster un commentaire
Les droits de ma mère sur moi, mes droits sur elle et les limites de mon indépendance par rapport à elle.
J’ai quelques questions concernant les père et mère :
1. Quels sont les droits de ma mère sur moi ?
2. Quels sont mes droits sur ma mère ?
3. Quelles sont les choses (licites bien sûr) que je pourrais faire sans que ma  mère puisse s’y opposer ?
4. Quand le père a -t-il le droit de prendre la décision finale ?
J’aime ma mère très bien et elle cherche à me protéger au point de me donner parfois le sentiment que je suis fortement attaché. Je sais qu’elle fait tout cela par excès d’amour pour moi. Comment pourrais-je lui faire savoir que je voudrais jouir d’une certaine liberté dans mes choix dans la vie ?

 

Louange à Allah

Premièrement, les droits de la mère sur son enfant.

La mère a par rapport à son enfant des droits importants et si nombreux qu’on ne saurait les recenser. Mais nous en citerons les suivants :

a) Lui vouer un amour et un respect aussi profonds que possibles car de tous les gens c’est elle qui mérite le meilleur traitement.

D’après Abou Hourayra Abou Hourayra (P.A.a), un homme se présenta au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit :

- Qui parmi les gens mérite mieux mon bon traitement ?

- « Votre mère. »

- « Puis qui ? »

- « Votre mère. »

-  « Puis qui ? »

- « Votre mère. »

- « Puis qui ? »

- « Votre père. »  (rapporté par Boukhari, 4/13 et Mouslim, 2548).). C’est en effet, elle qui a fait de son ventre un abri pour vous et de ses seins un abreuvoir pour vous. Son amour vous est inévitablement imposé parce que naturel. Mieux, l’amour des enfants pour leur mère et l’amour des mères pour leurs enfants fait partie de la nature dont Allah a doté les animaux. Les humains devraient s’y conformer mieux et plus particulièrement les musulmans.

b) La protection et la tenue de ses affaires quand il a un besoin. Bien plus, ceci est une dette de l’enfant vis-à-vis de sa mère. Ne l’a -t- elle pas protégée tout petit, veillé sur lui et est demeurée patiente dans la nuisance qu’il lui causait. A ce propos, le Très Haut dit : « Et Nous avons enjoint à l' homme de la bonté envers ses père et mère: sa mère l' a péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa gestation et sevrage durent trente mois; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit: "ش Seigneur! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m' as comblé ainsi qu' à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine. Je me repens à Toi et je suis du nombre des Soumis". » (Coran, 46:15). Les services rendus à la mère l’emportent même sur le djihad, quand les deux ne peuvent pas être conciliés.

D’après Abd Allah ibn Amr ibn al-As (Puisse Allah l’agréer) un homme se présenta au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et sollicite son autorisation de participer au djihad ,et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Vos parents sont-ils vivants ? » - « Oui » répondit-il. - « Inscrivez votre djihad dans leur service » (rapporté par Boukhari, 2842 et Mouslim, 2549).

c) Ne pas la nuire en lui faisant entendre ou voir des propos ou actes qu’elle déteste. A ce propos, le Très Haut dit : « Ne leurs dites pas : fi » (Coran, 17 :23). Si Allah interdit de dire : « fi » aux père et mère, que dire de celui qui les frappe ?

d) Dépenser sur elle si elle est pauvre et n’a pas un mari qui assure sa dépensé ou si le mari est déficitaire. En fait, pour les pieux, assurer la dépense pour la mère est préférable à la dépense faite au profit des enfants.

D’après Ibn Omar (P.A.a), le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Trois personnes étaient en marche, quand la pluie se mit subitement à tomber et ils entrèrent dans une grotte au sein d’une montagne. Puis un rocher s’abattit sur la grotte et ils se dirent : que chacun de nous prie Allah en évoquant la meilleure action qu’il ait accomplie. L’un d’eux dit : «  Mon Seigneur, j’avais des parents vieux et je sortais pour faire paître le troupeau puis revenais chercher du lait pour en amener à mes père et mère qui en buvaient. Puis j’en offrais à mes enfants, à ma femme et aux autres membres de la famille. Au cours d’une nuit, j’eus un empêchement et, à mon arrivée, ils s’étaient déjà endormis et je ne voulus pas les réveiller. Au même moment, les enfants criaient de faim à mes pieds. Mais je restai au chevet de mes parents jusqu’à l’entrée de l’aube. Mon Seigneur, si vous savez que j’ai fait cela pour Te complaire, écarte le rocher un peu pour que nous puissions voir le ciel. » En ce moment, dit le rapporteur, Allah les soulagea.. » (rapporté par Boukhari, 2102 et Mouslim, 2743).

Le terme : « Yatadaghouna » signifie crier à haute voix.

e) Son obéissance et l’exécution de ses bons ordres. Si elle émet un ordre comme celui portant sur la pratique du polythéisme, point d’obéissance pour une créature dans la désobéissance au créateur. A ce propos, le Très Haut a dit : « Et si tous deux te forcent à M' associer ce dont tu n' as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez ". » (Coran, 31 : 15) ;

f) Après sa mort, il est recommandé de faire à sa place les actes expiatoires, les aumônes, les pèlerinages mineur et majeur qu’elle avait à effectuer. D’après Ibn Abbas (P.A.a), une femme issue de la tribu Djouhayna se présenta au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et dit : «  Ma mère avait formé le vœu d’accomplir le pèlerinage, mais elle est morte avant de le faire. Devrais-je le faire à sa place ? » - « Oui, faites-le à sa place. Ne voyez pas que si votre mère avait contracté une dette, vous la régleriez ? - Réglez ce qui est dû à Allah car Celui-ci mérite plus que tout autre qu’on lui paie Son dû ». (Rapporté par Boukhari, 1754).

g) De même, après sa mort, il est recommandé de lui faire du bien en le faisant avec respect à ses proches et amies. D’après Abd Allah ibn Omar, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « La meilleure forme de bienfaisance consiste à bien traiter les amies de son père après la disparition de celui-ci  » (rapporté par Mouslim, 2552).

Deuxièmement, vos droits sur votre mère

a) Veiller sur les affaires de ses enfants en les allaitant et en les gardant. Cette attitude est naturelle chez les gens et s’atteste dans leur pratique depuis le début de la création.

A ce propos, le Très Haut a dit : « Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets » (Coran, 2 : 233).

b) Vous assurer une bonne éducation, car elle en est responsable devant Allah au jour de la Résurrection parce que vous faites partie de ses protégés et elle est votre protectrice.

Abd Allah Ibn Omar dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « Vous êtes tous des bergers et tout berger est responsable de son troupeau ; l’homme est un berger au sein de sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans le foyer de son mari  et elle est responsable de son troupeau. Le domestique est un berger par rapport aux biens de son maître et il est responsable de ce qu’il garde ». Puis, dit, le rapporteur, je crois qu’il a dit : «  l’homme est un berger par rapport aux biens de son père et il est responsable de son troupeau. Vous êtes tous des bergers et vous êtes responsables de vos troupeaux. » (rapporté par Boukhari, 853 et Mouslim, 1829).

Troisièmement, quant à ce qu’il vous est permis de faire en faite de choses licites sans l’intervention de votre mère, elle n’a pas le droit de choisir à votre place des choses à aimer comme des mets, des boissons, des vêtements, des moyens de locomotion, etc. Car elle n’a aucune autorité sur vous dans ce domaine.

Il en est de même du choix par vous de la femme qui vous plaît, pourvu que celle-ci soit pieuse et que vous ne commettiez aucun acte de désobéissance à l’égard d’Allah en tout cela. Pourtant il vous est recommandé de lui donner satisfaction, même dans le cadre du choix d’une épouse, si elle vous propose un choix qui ne comporte aucun inconvénient.

Quant à son intervention dans vos affaires relatives à vos entrées et sorties et vos veillées nocturnes avec vos compagnons, les père et mère doivent tous les deux surveiller leurs enfants pour maîtriser la situation et éviter que les enfants se perdent du fait des mauvais compagnons. En effet, les mauvais compagnons constituent la plus grande cause de corruption pour les jeunes. A ce propos, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : «  l’homme subit l’influence de la religion de son ami, regardez donc qui choisir pour ami. » (rapporté par at-Tirmithi, 2387 et Abou Dawoud, 4833). Ce hadith est déclaré « beau » par At-Tirmithi et authentique par an-Nawawi dans Tuhfat al-Ahwadhi, 7/42.

Les père et mère doivent encore surveiller leur enfant au moment où il rentre à la maison et quand il en sort car il ne leur est pas permis de se désintéresser de lui, surtout s’il ne se montre pas droit.

Vous devriez tenir compte de leur statut, les respecter et les entourer d’un bon traitement, même s’ils vous imposent des restrictions dans ce qu’Allah vous a rendu licite. Car Allah nous a donné l’ordre de tenir une belle compagnie à nos pères fûssent ils des infidèles qui nous invitent au polythéisme. Comment en serait-il autrement quand ils ne nous invitent qu’à une chose qui, pour eux, ne comporte que du bien ? Il est vrai que certains des ordres qu’ils vous donnent peuvent restreindre ce qu’il vous est permis de faire. Il vaut mieux les obéir, faire ce qu’ils veulent et satisfaire leurs désirs, même si cela ne constitue pas un devoir pour vous et n’est qu’un sacrifice altruiste. Il demeure vrai qu’ils méritent mieux que quiconque le bon traitement. Car Allah le Très Haut a placé l’obéissance aux père et mère juste à côté de Son adoration, comme cela est mentionné dans Son livre, afin de bien indiquer la place des parents.

Quatrièmement, il appartient au père de prendre la dernière décision dans tout ce qui relève de sa responsabilité vis-à-vis de vous. C’est lui qui décide du choix d’une école pour son enfant dont il assure la dépense vitale. C’est aussi au père qu’il appartient de décider de toute opération touchant sa propriété comme votre utilisation de son véhicule ou de son argent etc.

Quant à l’enfant adulte qui s’assume en toute indépendance et assume sa propre dépense, il décide par lui-même et pour lui-même ce qu’il veut dans le cadre de ce qu’Allah a rendu licite. Il lui est tout de même recommandé de donner satisfaction à son père dans la mesure où cela ne s’oppose pas à l’obéissance à Allah. Le fils doit faire preuve de respect à l’égard de son père, quel que soit l’âge de ce dernier. Car cela relève de la piété et du bon traitement. Il a été rapporté qu’Ibn Omar a dit : «  Je n’étais jamais montré au toit de la maison de mon père pendant que ce dernier y était ».

De même, si le père donne à son fils l’ordre de faire du bien ou d’abandonner une chose licite, on doit lui obéir dans la mesure où cela ne nuirait pas au fils.

Cinquièmement, quant à la manière d’informer votre mère de votre désir de jouir davantage de liberté, vous pouvez  vous y prendre par l’acte et par la parole.

a) L’acte consiste à prouver effectivement à votre mère que vous n’êtes plus un gamin et que vous êtes devenu un homme capable de prendre ses responsabilités. Ceci en lui montrant à travers vos attitudes devant elle  que vous vous comportez comme un homme. Si elle constate cela de votre part à plusieurs reprises, elle finira par vous faire confiance, vous apprécier justement et vous estimer.

b) La parole consiste à employer des arguments claires et de mener une discussion calme et de tenir des propos doux et appuyés par des exemples traduisant des attitudes saines et correctes. Peut-être Allah lui inspirera de vous réserver un traitement digne des adultes raisonnables et mûrs puisque vous en êtes un.

Nous demandons à Allah pour vos père et mère, pour vous-mêmes et pour nous de nous guider dans le chemin droit. Puisse Allah bénir notre Prophète Muhammad.

 

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Lundi 14 Juin 2010Poster un commentaire

Le mariage n'est pas en islam un sacrement mais un contrat verbal (pouvant également être écrit) fait entre deux personnes qui déclarent vouloir vivre ensemble. Ce contrat est d'un type un peu particulier car il préside à la fondation d'une famille.
En islam, c'est le mariage qui rend permises les relations intimes. En cela il constitue une responsabilisation de l'homme, car il ne se limite pas à la jouissance que l'on tire de l'autre l'instant d'un moment, d'une soirée sans lendemain. Il engendre, avant même de permettre la jouissance, une série de droits et de devoirs.
Ces devoirs, quels sont-ils ? Chacun, époux et épouse, se doit de les connaître avant même de se marier.

Certains devoirs sont communs aux deux, mari et épouse :

1) Avoir de l'amour pour l'autre
Dieu, dans le Coran, dit : "Et parmi Ses signes figure le fait qu'Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses afin que vous éprouviez le repos auprès d'elles et qu'Il a mis entre vous amour et tendresse." (Coran 30/21).
L'amour est parfois présent dès le début du mariage (parfois même avant), et parfois ne l'est pas dès le début. Mais en tous les cas il faut l'entretenir et le développer par tous les moyens qui entrent dans le cadre éthique de l'islam : des sourires, des petits cadeaux, un petit tour entre amoureux de temps à autre…
"Quel est l'humain que tu aimes le plus ?" demanda-t-on un jour au Prophète. "C'est Aïcha" [épouse du Prophète], répondit-il. "Parmi les hommes ?" demanda celui qui avait posé la question. "C'est le père de Aïcha." (rapporté par Al-Bukhârî)

2) Avoir de la bonté pour l'autre
Avoir de la bonté pour son conjoint, c'est avoir de la miséricorde pour lui, s'occuper de son bien-être, partager ses peines et ses joies, en un mot : vivre ensemble, à deux.
Le Prophète n'était-il pas venu ainsi se réfugier auprès de son épouse Khadîdja lorsqu'il avait été effrayé par la première manifestation de l'ange ? Et Khadidja n'avait-elle pas pris le temps de le réconforter par des paroles apaisantes, puis de l'emmener plus tard auprès de son cousin Waraqa ? (rapporté par Al-Bukhârî).
Une nuit, alors que le Prophète ne trouvait pas le sommeil, son épouse Aïcha lui dit : "Que t'arrive-t-il ô Messager de Dieu ?" (rapporté par Ahmad).
Le Prophète lui-même, raconte Aïcha, "prenait soin de moi de façon particulière (al-lutf) lorsque j'étais malade" (rapporté par Al-Bukhârî).
Le Prophète faisait des courses à pied avec son épouse Aïcha, lui montrait le jeu des Abyssiniens.

3) S'embellir pour l'autre (autant que possible)
Ibn Abbâs disait : "J'aime m'embellir pour ma femme comme j'aime qu'elle s'embellisse pour moi…" (cité par At-Tabarî).

4) Vivre ensemble sa sexualité
Cela est un devoir qui incombe à tous deux, et non pas seulement à la femme. Les Hadîths sont dans les deux sens (notamment celui de Ibn Amr, auquel le Prophète, énumérant les devoirs qu'il avait et lui demandant de ne pas exagérer : "… et ta femme a des droits sur toi…", rapporté par Al-Bukhârî). D'après Ibn Taymiyya, en susbtance : "La femme a le droit à une sexualité épanouie, autant qu'elle le désire." (Majmû' fatâwâ Ibn Taymiyya, tome 28 pp. 383-384 et tome 32 p. 271).
Cependant, pour l'un et pour l'autre, il ne s'agit pas de vivre l'acte sexuel comme un devoir seulement, mais comme une preuve d'intimité, comme le prolongement naturel de l'amour, de la bonté, de l'embellissement et de l'intimité que chacun connaît vis-à-vis de l'autre.

5) Avoir une juste confiance en l'autre
C'est un devoir que de rester fidèle à l'autre (en ne tombant pas dans les relations extra-matrimoniales - az-zinâ), et l'autre est naturellement porté à exprimer son attention sur ce fait. Un équilibre se crée ainsi qui conduit chacun des partenaires à contribuer à la fidélité de l'autre. Mais l'attention que l'on porte à l'autre ne doit pas être étouffante au point qu'il y ait des suspicions inutiles ou qu'il y ait un climat de manque de confiance. C'est une juste confiance qui doit régner. Le Prophète a dit : "Il y a une jalousie (ghayrah) que Dieu aime et une jalousie qu'Il n'aime pas. La jalousie que Dieu aime est celle qui apparaît au moment d'un problème réel (ar-rîbah). Et la jalousie que Dieu n'aime pas est celle qui existe alors qu'il n'y a pas de problème (rîbah)" (rapporté par Aboû Dâoûd). Quant au fait de tuer son épouse sur la base d'une simple suspicion (cela se passe dans certaines régions où la tradition tribale et l'ignorance priment sur l'islam), cela n'a aucune place en islam.

D'autres devoirs existent qui son spécifiques au mari et à l'épouse

6) le mari a le devoir d'assumer sa responsabilité de chef de famille
Dieu dit dans le Coran : "Les hommes ont préséance sur les femmes…" (Coran 4/34). Le mot "préséance" désigne ici la fonction de chef de famille (wallâhu a'lam).

7) le mari doit subvenir aux besoins de son épouse (comme à ceux de ses enfants)
Le Prophète a dit : "… Et vos femmes ont le droit d'être nourries et habillées selon la bienséance" (rapporté par Muslim).

8) L'épouse a le devoir d'assumer sa responsabilité à propos de la bonne marche du foyer
Le Prophète (sur lui la paix) a dit : "Et la femme est une bergère à propos de la maison de son mari et des enfants, et sera questionnée à ce sujet." (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).

9) L'épouse a le devoir d'assumer sa responsabilité en matière d'éducation des enfants
Le Prophète (sur lui la paix) a dit : "Et la femme est une bergère à propos de la maison de son mari et des enfants, et sera questionnée à ce sujet." (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).

Pour ces 4 devoirs spécifiques, il y a cependant des nuances des deux côtés :

10) Chef de famille n'est pas dictateur : le mari doit consulter (shûrâ) son épouse autant que possible
Le Prophète ayant demandé à un ansarite la main de sa fille Julaybîb pour quelqu'un, celui-ci lui dit : "Je vais consulter la mère de Julaybîb." "Très bien", lui dit le Prophète (rapporté par Ibn Hibbân).
De même, des Hadîths montrent le Prophète recueillir le conseil de son épouse Khadîdja après la première révélation, celui de Umm salama a à Hudaybiyya, etc.
En fait chacun des conjoints devrait consulter l'autre autant que possible, le mari ayant ensuite la décision finale à prendre pour ce qui concerne les affaires de la famille.

11) Le mari porte seul la responsabilité de nourrir la famille, mais si son épouse veut l'aider sur ce plan elle a la possibilité de le faire
En effet, rien ne le lui interdit, même si rien ne l'y oblige non plus.
Zaynab, épouse de Ibn Mas'ûd, avait ainsi décidé d'aider son mari qui était plus pauvre qu'elle (rapporté par Al-Bukhârî).

12)
Le mari doit aider son épouse dans les affaires du ménage(d'après certains savants, s'il en a les moyens, il doit employer une femme de ménage, par exemple)
Le Prophète était, chez lui, au service de sa famille, raconte son épouse Aïcha. Puis, lorsque venait l'heure de la prière, il sortait accomplir celle-ci (rapporté par Al-Bukhârî).
Jâbir ibn Abdillâh, ayant invité le Prophète à manger chez lui, aida sa femme à préparer le repas (rapporté par Al-Bukhârî).

13)
L'épouse doit éduquer les enfants non pas seule: le mari doit l'y aider
Le Prophète avait ainsi enseigné à Omar ibn Abî salama a, fils de son épouse Umm salama a, les règles d'usage à observer lors des repas (rapporté par Al-Bukhârî).
Tous ces devoirs sont extraits du livre Tahrîr ul-mar'a fî 'asr ir-rissâlah (L'émancipation de la femme à l'époque de la révélation, traduit en français sous le titre Encyclopédie de la femme), tome 5.

Le mari, un dictateur ?


Comme nous l'avons vu plus haut, le mari est chef de famille. Et l'islam demande certes à l'épouse d'obéir à son mari. Mais il serait faux de voir dans cette demande le droit pour le mari d'être un dictateur.
En effet, d'abord l'islam rappelle qu'il n'y a aucune obéissance dans la désobéissance à Dieu, ce qui limite les prérogatives du mari. Ensuite, comme nous l'avons dit ci-dessus, le mari doit consulter son épouse et non pas prendre toutes les décisions seul. Le mari doit également se souvenir de la règle de la priorité dans le rappel : combien de maris, trop pressés, obligent leur femme à pratiquer davantage de règlements de l'islam, provoquant par là une sorte de cassure. Enfin, l'islam demande au mari de passer sur les petits défauts de sa femme. Le Prophète a ainsi dit : "Prenez de moi ce conseil de bien agir envers les femmes. Car la femme a été créée d'une côte : elle ne restera jamais pour toi toujours sur une ligne. Si tu cherches à la redresser, tu la briseras. Et si la laisse comme elle est, elle restera courbée. Acceptez donc de moi le conseil de bien agir envers votre femme." (Rapporté par Muslim). Dans une autre version : "La briser, c'est divorcer" (rapporté par Muslim). "S'il n'aime pas un des traits de son caractère, qu'il considère le trait qu'il aime." (Rapporté par Muslim). Le Prophète (sur lui la paix) a voulu montrer aux maris que la femme est, sur certains aspects, d'une nature différente de celle de l'homme : il ne faut pas lui en vouloir mais être patient. Celui qui en veut à sa femme pour des détails et qui n'arrive pas à passer sur ceux-ci, celui-là risque de la briser, dit le Prophète (sur lui la paix). En effet, la femme ne donne pas priorité à sa raison comme l'homme, mais donne priorité à ses sentiments : c'est pourquoi tout débat ne mène à rien lors de disputes conjugales !

C'est bien pourquoi Dieu dit dans le Coran : "Quant à elles (les femmes), elles ont des droits comme elles ont des devoirs, conformément à la bienséance. Les hommes ont cependant une préséance sur elles." (Coran 2/228). Cette "préséance de l'homme sur la femme" signifie, d'après Ibn Abbâs, "le fait que l'homme est capable de laisser tomber une partie des droits qu'il a sur sa femme, tout en s'acquittant, pour sa part, de tous les droits que sa femme a sur lui." (cité par At-Tabarî qui pense que, de tous les commentaires de cette phrase, celui-ci est le plus proche de la vérité). Ibn Abbâs disait donc : "Je ne veux pas réclamer tous les droits qui me reviennent, car Dieu dit : "Les hommes ont une préséance sur elles."" (Cité par At-Tabarî)

Tout mari voudrait, lorsqu'il rentre le soir chez lui fatigué, de trouver son épouse joyeuse, faisant disparaître sa fatigue d'un seul de ses sourires.
Mais tout mari sait aussi qu'il arrive des jours où ce n'est pas le cas et où, au contraire, il se voit reprocher des choses qu'il n'a pas faites, ce qui rajoute à sa fatigue et accroît sa tension. Il faut alors être patient, se dire que demain tout ira mieux inshâ Allâh, et se souvenir que… le Prophète lui-même a connu ce genre de choses avec ses épouses et a fait preuve de patience : c'est rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

Il est vrai cependant qu'une épouse ne devrait pas – comme cela se voit parfois – aller raconter à sa mère les petits problèmes du couple. Mais un mari ne devrait pas non plus aller raconter à ses amis – cela se voit aussi, malheureusement – ses petits problèmes conjugaux. Ce n'est qu'en cas de problèmes graves (imaginez qu'un mari roue un jour sa femme de coups) qu'on devrait aller se plaindre à qui prendra les mesures nécessaires. A l'époque du Prophète, les femmes étaient bien venues se plaindre auprès des épouses du Prophète du fait que leur mari les frappait, et le Prophète était ensuite intervenu à ce sujet (cité dans Riyâd us-sâlihîn). Mais en cas de petits problèmes (que tout couple connaît), il faut faire preuve de patience.

L'amour s'entretient toute la vie. Un sourire, complice, une caresse, un clin d'œil, un petit cadeau de temps à autre, une petite promenade entre amoureux... n'est-ce pas dans le droit fil des principes laissés par le Prophète ? Celui-ci n'a-t-il pas dit que le mari était récompensé pour la bouchée qu'il portait (par jeu) jusqu'à la bouche de son épouse (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim) ?

Enfin, chacun doit se souvenir qu'il faut considérer ses devoirs avant ses droits. Et qu'il ne faut pas considérer les relations de son couple sous le seul angle "droit-devoirs", mais aussi et avant tout sous l'angle "affection-amour-pardon".

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

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J'kaz !
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Vendredi 11 Juin 2010Poster un commentaire


 


Avoir une société en  bonne santé passe d'abord par la famille.

L'unité familiale est le lieu où l'enfant apprend ses valeurs et sa morale.
Il est important que le couple fonctionne bien si l'on veut que les enfants se développent bien. Voyons brièvement ce que le Coran nous dit au sujet du couple :


La nature des relations entre hommes et femmes

Le Coran [30:21]
Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté.
Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.
IH00178059

Comme vous pouvez le lire ci-dessus, la nature des relations entre hommes et femmes est amoureuse et tendre.
Un autre verset nous dit que les croyants et les croyantes sont des alliés


Le Coran [9:71-72]
Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la prière, acquittent la Zakat (charité) et obéissent à Dieu et à Son messager.
Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde, car Dieu est Puissant et Sage. Aux croyants et aux croyantes, Dieu a promis des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour qu'ils y demeurent éternellement, et des demeures excellentes, aux jardins d'Eden [du séjour permanent].
Et la satisfaction de Dieu est plus grande encore, et c'est là l'énorme succès.

Mariage

 L'époux doit prendre soin de sa femme et une des conditions du mariage est le paiement de la dot (mahr).
Bien sûr, le couple ne peut exister qu'à l'intérieur du mariage.


Le Coran [4:4]
E
t donnez aux épouses leur mahr (dot), de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon coeur.
Le Coran [5:5]
«Vous sont permises, aujourd'hui, les bonnes nourritures.
Vous est permise la nourriture des gens du Livre (chrétiens-juifs), et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous (chrétiens-juifs), si vous leur donnez leur mahr (dot), avec contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d'amantes.
Et quiconque abjure la foi, alors vaine devient son action, et il sera dans l'au-delà, du nombre des perdants

Les droits de la femme
Photo : e0000850.jpgLa loi islamique sauvegarde les droits des femmes avant et après le mariage.
En fait, la femme
reçoit une plus grande sécurité financière que l'homme.
Elle a droit au plein montant de son cadeau de mariage.
Elle a le droit de garder toutes les propriétés présentes ou futures et un revenu pour sa
propre sécurité.
P
endant ce temps, elle a droit à toute l’aide financière avant, pendant et après le mariage, sans égard à sa richesse personnelle.
L
es droits additionnels incluent l’aide pendant la “période d’attente” en cas de divorce et l’aide pour l’enfant.
Cette aide garantie à toutes les étapes de sa
vie, constitue des avantages financiers sur les hommes, équilibrés partiellement par la moindre part d’héritage qui lui revient.
L
a femme dispose seule de l’usufruit de son travail éventuel, tandis que l'homme  a le devoir d'entretenir et subvenir aux multiples besoins de safamille .
En tant qu’épouse: L’opinion de l'islam sur le mariage est exprimée dans le verset suivant du Coran:


 

 “Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent”
(Sourate 30, verset 21)


Photo : 911-222-12.jpg
La norme du mariage dans l'islam est la monogamie.
Cependant, comme plusieurs peuples et religions incluant les prophètes de la Bible, l'islam a permis la polygamie, déjà existante (polygynie), mais il la règule et la restreint.
Elle n’est ni exigée ni encouragée.
L’esprit de la loi est de prendre des mesures concernant les événements imprévus des personnes et de la collectivité (par exemple, les déséquilibres créés par les guerres où il y aura plus de femmes que d'hommes dans la société) et de fournir une solution morale, pratique et humaine aux veuves et aux orphelins.
Ceci peut expliquer pourquoi le verset qui règle la polygamie a été révélé après la guerre d’Ohod, dans laquelle des douzaines de musulmans furent tués, laissant derrière eux des veuves et des orphelins dans le besoin.
Tous les intéressés impliqués dans un mariage polygame ont des options.
Une femme ne peut être forcée à devenir une seconde épouse.
La première femme qui n’accepte pas une situation de polygamie a le droit de demander le divorce. 
(Bientôt Inchallah un sujet bien plus détaillé mettant en valeur le moyen pédagogique qu'a mis en oeuvre Dieu dans le coran pour dissuader les couples de faire la polygamie)


Divorce

Tout croyant ou croyante peut demander le divorce, mais Dieu nous indique qu'il aime mieux la réconciliation.
Toutefois si les choses sont trop difficiles, le divorce est tout à fait légal.
Deux arbitres doivent d'abord être envoyés pour essayer de trouver un terrain d'entente entre mari et femme :


Le Coran [4:35]

S
i vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Dieu rétablira l'entente entre eux. Dieu est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur.

Photo : ai05113.jpgSi le divorce survient, il est interdit à l'époux de reprendre quoi que ce soit à l'épouse.
Sa dot lui appartient. Le tout doit se faire dans la gentillesse. Pour éviter toutes sortes de problèmes, Dieu limite à deux fois les possibilités de réconciliations et de divorces pour un couple.
S'il y a reprise puis rupture puis reprise puis rupture, le couple est évidemment en problème. C'est pour cette raison que Dieu a imposé une limite.
Dieu veut notre bien à tous :


Le Coran [2:229]
Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse.
Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Dieu.
Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres de Dieu, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien.
Voilà les ordres de Dieu. Ne les transgressez donc pas.
Et ceux qui transgressent les ordres de Dieu ceux-là sont les injustes.

Un autre verset confirme le précédent. On voit bien qu'il Il n'est pas permis à l'homme de faire du tort à la femme pour se venger :

Le Coran [2:231]
E
t quand vous divorcez d'avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance, ou libérez-les conformément à la bienséance.
Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort : vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets de Dieu.
Et rappelez-vous le bienfait de Dieu envers vous, ainsi que le Livre et la Sagesse qu'Il vous a fait descendre, par lesquels Il vous exhorte.
Et craignez Dieu, et sachez que Dieu est Omniscient.


 



L
'époux doit continuer à prendre soin de la femme même après le divorce et lui donner une allocation convenable.


Le Coran [2:241]

L
es divorcées ont droit à la jouissance d'une allocation convenable, [constituant] un devoir pour les pieux.


Il est cependant important de rappeller que Dieu aime beaucoup mieux la réconciliation que le divorce.
Le divorce ne doit pas être pris à la légère. Les gens doivent travailler à faire fonctionner leur union.
Ils doivent être responsables envers eux-mêmes et envers leurs enfants. Le prophète (paix soit sur lui) nous dit dans une parole du prophète(hadith) :


Hadith Sunan abu Dawud Livre 12, No 2173 :
De toutes les choses licites, la plus détestable pour Dieu est le divorce

Le divorce est bel et bien licite, mais c'est une chose grave qui affecte beaucoup les enfants du couple.
C
e n'est pas une chose banale.
L
a réconciliation est bien meilleure pour tous, mais si les choses deviennent insupportables, alors le divorce est licite.



La Famille

  La famille forme une Shoura (Assemblée consultative). La consultation fait partie intégrante de la vie sociale en Islam.
Donc, le père et la mère doivent décider ensemble ce qui est le mieux pour la famille :


Le Coran [42:38]

(L
es croyants) qui répondent à l'appel de leur Seigneur, accomplissent la Salat, se consultent entre eux à propos de leurs affaires, dépensent de ce que Nous leur attribuons,[...]

En retour de l'amour de ses parents, l'enfant doit être obéissant et respectueux envers ses parents. Dieu est très clair à ce sujet :

Le Coran [17:23]

E
t ton Seigneur a décrété : «n'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point :
 «Fi ! » et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses.
Le Coran [2:83]
E
t [rappelle-toi], lorsque Nous avons pris l'engagement des enfants d'Israël de n'adorer que Dieu, de faire le bien envers les pères, les mères, les proches parents, les orphelins et les nécessiteux, d'avoir de bonnes paroles avec les gens; d'accomplir régulièrement la prière et d'acquitter le Zakat ! -
Mais à l'exception d'un petit nombre de vous, vous manquiez à vos engagements en vous détournant de Nos commandements.
Le Coran [4:36]

A
dorez Dieu et ne Lui donnez aucun associé.
Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Dieu n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant ,

(L'esclavage était une pratique courante dans la pèriode pré-islamique puis a été abolit par Dieu dans le Coran par étape pédagogique:
à lire à ce  sujet " Comment l'islam a libéré les esclaves"/
et ici  )

 


Le Coran [6:151]
Dis : «Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère.
Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux.
N'approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu'en toute justice la vie que Dieu a fait sacrée. Voilà ce qu'[Dieu] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous.


Il est très important de noter que la mère est la figure la plus importante pour l'enfant. L'amour de la mère est un cadeau de Dieu.
L'amour de la mère pour son enfant est inconditonnel et chaque croyant lui doit grand respect. Voici une histoire véridique à ce sujet que l'on retrouve dans la tradition musulmane :



Hadith Sahih Bukhari Volume 8, Livre 73, No 2 :
U
ne personne est venu au messager de Dieu et dit :
"Qui, de tout le monde, mérite le meilleur traitement de ma part ?"
Le prophète (paix soit sur lui) répondit : "ta mère".
L'homme dit : "et ensuite ?". 
Le prophète répondit : "ta mère".
L'homme demanda encore "et ensuite ?". 
Le prophète répondit : "ta mère".
L'homme demanda une quatrième fois. Le prophète répondit : "et ensuite ton père".
Le prophète a également déclaré :
"Le paradis est aux pieds de la mère" (rapporté par Al-Nisai).

Et Dieu est certes le plus savant
Que Dieu soit loué !
Amen !

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J'kaz !
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Mardi 08 Juin 2010Poster un commentaire